Nos églises et chapelles

Fey

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L'ancienne église Saint-Pierre 1859 a été détruite en 1944.
La nouvelle église est de style moderne avec des  bas-relief  style XVIème.
( source .wikipedia)

Les vitraux

Ces vitraux méritent une mention spéciale car réalisés selon une technique nouvelle sitôt après la guerre de 39-45.
Leur auteur est Gabriel LOIRE, qui eut l'audace en 1946 de travailler un matériau nouveau : la dalle de verre.
Sertie dans du béton - et non dans le plomb comme cela se faisait jusque là - la dalle s'adapte parfaitement aux édifices en béton armé. Son épaisseur (2,5 cm) lui confère une puissance de coloration bien supérieure à celle du verre traditionnel (2 à 3 mm d'épaisseur) et l'autorise à être taillée, éclatée sur les côtés.

" Chaque morceau de verre est ainsi transformé en joyau
  que la lumière va accrocher différemment
  selon la position du soleil …
  ce qui produit un effet d'ombre et de lumière … "
(G.LOIRE)

Gabriel LOIRE a ainsi décoré 880 édifices dans le monde, jusqu'au Japon, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne ou au Liban.
En France, on note l'église Notre-Dame-au-cierge d'EPINAL (tout près de la gare SNCF) ; en Moselle les églises d'Amanvillers et de Yutz - entre autres - possèdent des vitraux de même facture.
Les dalles de verre de la basilique Sainte-Thérèse de METZ sont l'œuvre d'UNTERSTELLER.
La faiblesse des dalles de verre réside dans le fait que les fers contenus dans le béton armé se mettent à rouiller et font éclater le béton.
Pour l'instant, l'église de Féy ne connaît pas ces problèmes.

Gabriel LOIRE est décédé le 27 décembre 1994, à l'âge de 92 ans.
Une de ses petites-filles, Madame BOMPARD, fut un moment habitante de notre commune (rue du Château d'eau).

D'après les notes de l'abbé René MAYEUR






SAINT-PIERRE-AUX-LIENS 


Saint-patron de l'église de FEY 
C'est en l'An 43 qu'Hérode Agrippa, roi des Juifs, après avoir condamné à mort saint Jacques le Majeur, fit emprisonner saint Pierre. Les fidèles, à la nouvelle de son arrestation, se mirent aussitôt en prière.
Le chef des apôtres, chargé de chaînes, était gardé nuit et jour par seize soldats, dont quatre faisaient tour à tour sentinelle dans la prison autour de lui, les autres gardant les portes. La nuit même qui précédait le jour marqué pour l'exécution, Pierre dormait au milieu de ses gardes, quand la prison fut soudainement éclairée. Un ange lui apparut, le réveilla et lui dit: "Lève-toi promptement, prends ta ceinture, tes vêtements et tes chaussures, et suis-moi", et au même instant les chaînes tombèrent de ses mains. Stupéfait, il obéit et avec l'ange traversa sans obstacle le premier et le second corps de garde. Une porte de fer était à l'entrée du chemin qui conduisait à l'intérieur de Jérusalem : cette porte s'ouvrit d'elle-même. Ils allèrent ensemble jusqu'au bout de la rue, puis l'ange disparut.
Pierre avait cru que tout ce qui se passait n'était qu'un songe, mais, persuadé de la réalité de sa délivrance, il en bénit le Seigneur en disant: "Je reconnais maintenant que Dieu a envoyé véritablement son ange et qu'Il m'a délivré de la main d'Hérode et de l'attente cruelle du peuple juif." Il se rendit ensuite à la maison de Marie, mère de Marc, son disciple, où se trouvait une foule en prière. Pierre frappa à la porte, et la jeune fille qui se présenta pour ouvrir, ayant distingué sa voix, courut l'annoncer dans l'intérieur de la maison. Personne ne voulait y croire, mais quelle ne fut pas leur joie lorsque la porte fut ouverte et que l'on reconnut Pierre! L'apôtre raconta le miracle que Dieu venait d'accomplir.
Les fidèles se firent un devoir de recueillir les chaînes de Pierre et de les conserver. Ces reliques furent envoyées à Rome à l'impératrice Eudoxia, épouse de l'empereur Valentinien III, par sa mère Eudocie qui les avait reçues en cadeau de l'évêque de Jérusalem vers 439. Eudoxia les présenta au pape Léon Ier, lequel compara ces chaînes à celles ayant servi à son emprisonnement à Rome. Il est dit que lorsque l'impératrice approcha les deux chaînes (appelées vincoli en latin), celles-ci se soudèrent miraculeusement. La tradition a ainsi harmonisé les deux récits (chaînes de Jérusalem et chaînes de Rome). 
Depuis, celles-ci sont conservées dans un reliquaire à la basilique San Pietro in vincoli  (Saint-Pierre aux Liens) à Rome.

Marieulles

Cliquez pour agrandir l'imageL'église de Marieulles date de plusieurs époques qui s'échelonnent du XIIIème siècle (tour carrée) au XVème (chœur) et XVIIIème (nef). Cette église se classe dans la catégorie dite " 'églises fortifiées".

La tour : c'est un énorme bâtiment de trois étages qui faisait partie de l'ensemble des églises fortifiées du pays messin, destinées à retarder une armée s'avançant sur Metz et à protéger les habitants contre les hordes pillardes.

Rôle de défense : l'épaisseur des murs en témoigne. Elle est visible au niveau de l'oculus, dans le chœur, à droite. Témoins aussi, les groupes de corbeaux à rainures destinés à recevoir les volets mobiles retombant sur les ouvertures, ainsi qu'une archère obturant une baie de la face sud de la tour.

Refuge : pour les guetteurs et les habitants du village ; témoins les pieds droits (jambages) et quelques restes d'un âtre au 2ème étage. À Écrouves, à l'ouest de Toul, il existe toujours à l'intérieur de l'église, un puits qui ravitaillait en eau les assiégés ! Jeanne d'Armoise ou des Armoises, que certains ont voulu confondre avec Jeanne d'Arc, se serait réfugiée un moment dans la tour de Marieulles. Ce qui est sûr, c'est qu'elle fut habitante de Metz à l'actuelle place Jeanne d'Arc, vers 1456, avec son mari Robert.
Le chœur : en 1440, les Lorrains pillent le village de Marieulles. De cette époque date probablement le remaniement du chœur. Sa voûte est en arête, son chevet est droit. L'oculus est aussi du XVème siècle. Ces oculus, du latin qui signifie œil, firent probablement fonction à une époque d'armoire eucharistique. Ils sont aussi le symbole de communication des fruits de la messe aux défunts reposant autour de l'église.

La nef actuelle, qui fut abîmée en 1944, remplaça en 1750 une précédente, elle-même incendiée en 1579.

Le maître-autel date du début du XIXème siècle. Il symbolise, comme la plupart des autels de l'époque l'aspect sacrifice de l'Eucharistie et comporte d'ailleurs la sculpture de l'agneau immolé et victorieux. On y voit aussi le symbole du pélican sur la porte du tabernacle : la légende veut qu'en période de disette, cet oiseau nourrisse ses petits de son propre sang.

L'autel central face aux fidèles a été réalisé en 1991 par un habitant de Vezon avec les douves d'anciennes cuves à vin.

L'autel latéral droit est dédié à saint Martin, patron de la paroisse. À sa droite, un prince offre une chapelle ou une petite église.

L'autel latéral gauche est dédié à Marie. Elle est entourée de Sainte Catherine de Sienne et de Catherine d'Alexandrie. Cette dernière tient en sa main une roue, instrument de son martyre. Sa vie est légendaire.

La chaire ornementée de statuettes des quatre évangélistes date de 1882.

Les vitraux sont de 1962. Ils ont été réalisés par les ateliers Giguet de Nancy.

Origine du nom de Marieulles et de son blason

Déjà cité en 691 dans une charte de donation sous le nom de Mariolas et en 1161 sous celui de Margoil, Marieulles prit son orthographe actuelle au XVème siècle.

De 691, date de la donation par le duc Drogon de ses terres de Marieulles à l'abbaye de Saint-Arnould de Metz, jusqu'à la Révolution, la paroisse appartenait à cette abbaye. Ce qui explique que les armes de Marieulles comportent un aigle, blason de l'abbaye. La tour, sur l'autre partie des armes, se trouve sur les blasons du pays de l'Isles dont les terres sont situées entre la Seille et la Moselle.

(données tirées du site Patrimoine et Nature en Lorraine)

Saint Martin

Évêque de Tours et apôtre des Gaules

Patron des paroisses de Sillegny, de Marieulles et de Goin

Martin est né en 317 à Sabarie, colonie romaine de Hongrie. Son père, qui est un tribun de l'armée romaine et a le commandement d'une légion, est nommé à Pavie (Italie). Depuis quelques années l'empereur Constantin a établi la liberté du culte religieux par l'Edit de Milan, signé en 313. Dès son enfance Martin désire recevoir le baptême, mais le contexte militaire et païen de sa famille ne le lui permet pas.
Contraint à s'engager dans l'armée romaine dans laquelle il restera vingt ans, il continue néanmoins à nourrir son désir de conversion au christianisme.
Il entre dans le corps d'élite de la Garde Impériale à cheval et est nommé officier à Amiens. Soldat de l'empereur, mais déjà apôtre non-violent du Christ, il sait faire de sa vie militaire un itinéraire exemplaire où il pratique une charité active et un esprit de pauvreté, qui sont depuis toujours symbolisés par le partage de son manteau avec un mendiant lors d'une patrouille de contrôle. Il est au service d'une vocation qui va le conduire au baptême.
En 356 on le libère de ses obligations militaires et il rejoint Hilaire, évêque de Poitiers, mais bientôt il se trouve mêlé aux querelles liées à l'arianisme qui divisent les chrétiens, les Ariens niant la divinité du Christ. Hilaire est destitué, et Martin rejoint sa famille en Illyrie (Croatie). Condamné et chassé, il se réfugie dans une île de la Méditerranée où il vit en ermite pendant trois ans. En 360 les Ariens perdent leur influence et Hilaire retrouve l'évêché de Poitiers. Martin le rejoint alors et fonde Ligugé, le premier monastère de la Gaule. Sa renommée est telle qu'il est nommé, contre son gré, évêque de Tours par la population. Il accepte, mais il continue de mener une vie austère au second monastère qu'il a fondé à Marmoutier, près de
Tours. De là, il rayonne avec ses disciples dans les campagnes, provoque la conversion des communautés paysannes et fait fermer les temples païens. Il meurt à Candes en 397 dans l'exercice de sa mission.
Père du monachisme occidental, évangélisateur des campagnes, fondateur des paroisses, "l'apôtre des Gaules" eut sur la chrétienté naissante une influence décisive.
Le récit de sa vie par l'historien Sulpice Sévère lui attribue d'innombrables miracles, en particulier des guérisons.
Dans des circonstances exceptionnelles par leur nouveauté, Martin fut un innovateur qui a vécu de façon très radicale la pauvreté évangélique et l'abandon à la Providence.
Fêté le 11 novembre, Saint Martin est le patron des moines d'Occident et des paroisses.

Actuellement, plus de 4000 églises lui sont dédiées, et 400 communes portent son nom.::

Lorry

L'église Sainte-Croix à Lorry a été construite en style roman au cours du XIIe siècle. Elle a fait l'objet de nombreuses transformations au cours des siècles.

Pour plus d'info allez sur le site de Lorry-Mardigny-Patrimoine à l'adresse suivante:

http://lorry-mardigny-patrimoine.fr/architecture/egl-ste-croix.html




Lorry-Mardigny Patrimoine

L'EXALTATION DE LA SAINTE-CROIX

L'église de LORRY lui est dédiée :


Cette fête, célébrée le 14 septembre, rend hommage à la croix du Christ, découverte sur le Mont-Calvaire par Ste-Hélène, mère de l'empereur Constantin, lors d'un pèlerinage à Jérusalem, en 326.
Quelques années plus tard, pour glorifier cette croix, l'empereur Constantin fera ériger la basilique de la Résurrection, appelée aussi Saint-Sépulcre, qui fut consacrée le 14 septembre 335, faisant mémoire du supplice et de la résurrection de Jésus-Christ, associant ainsi un instrument de torture à un instrument de gloire.
Les reliques de la Croix, dérobées par les Perses, furent reconquises en 630 par l'empereur Héraclius. Afin de célébrer ce recouvrement, on institua cette fête où la Croix fut exaltée, fête qui fut très répandue dans tout l'Orient dès le 7ème siècle, et fut instaurée à Rome sous le pape Serge 1er  (650-701).
La Croix est aujourd'hui au cœur du mystère chrétien qu'elle manifeste : c'est par l'abaissement et par l'amour que Jésus est venu sauver le monde.

Mardigny

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L'église Saint-Laurent de Mardigny

L'église de Mardigny remonte au XIIe siècle mais elle a été profondément modifiée au XIXe siècle.
L'ensemble formé par le clocher et l'avant-nef primitive -ou narthex-, de style roman et datant du XIIe siècle a été inscrit à l'Inventaire des monuments historiques en juillet 1997.
Bâtie en retrait du village, elle le domine comme de nombreuses églises romanes de Lorraine.
Elle a été longtemps une annexe de l'église paroissiale de Lorry. On ne pouvait donc pas, jusqu'à la Révolution française, y célébrer baptêmes,mariages ou enterrements.
A l'origine, c'est une église à une nef, orientée, donc avec le choeur à l'est. C'est par une porte ouvrant sur le narthex, surmonté du clocher, que l'on entrait dans l'église. Ce narthex ou avant-nef, était séparé de la nef par trois arcades toujours visibles.
L'arc central repose sur deux piles rondes à chapiteau cubique et base à griffes, dont l'utilisation est connue en Lorraine et en Alsace pour le début du XIIe siècle. Borné par ces deux colonnes, le carré central du narthex, voûté d'arêtes, supporte le clocher, l'ensemble étant fortement incliné vers l'ouest malgré un puissant contre-fort. Sur chaque face du clocher en bâtière, s'ouvrent des baies géminées.
A la base du clocher, côté sud, on découvre l'ancienne porte d'entrée de l'église aujourd'hui murée.
Au milieu du XIXe siècle, devenue trop petite, l'église fut agrandie et transformée. Grâce aux dessins et plan de Georges Boulangé en 1849, on connaît cette petite église juste avant son agrandissement.
Le choeur initial et la petite sacristie ont été supprimés et remplacés par une grande nef plafonnée, à laquelle on accède par un grand escalier à l'est, face au chemin d'accès depuis le village.
Le narthex abrite désormais la sacristie et l'espace de l'ancienne nef, cloisonné, est partagé entre la sacristie et le choeur actuel. L'église St Laurent est donc aujourd'hui occidentée (choeur à l'ouest).
A l'intérieur de l'église une Vierge de l'Assomption a été restaurée il y a quelques années.
Derrière le clocher, on trouve dans un enclos les plus anciennes tombes du cimetière de Mardigny, datant du début du XIXe siècle. Ce sont celles de la famille Georgin de Mardigny, derniers seigneurs du village.

(données issues du site Lorry-Mardigny-Patrimoine)
Lorry Mardigny Patrimoine

Saint laurent, diacre et martyr Saint patron des paroisses de MARDIGNY et de COIN-SUR-SEILLE (Coin-sur-Seille fait partie de la paroisse de Pournoy-la-Chétive)


Laurent est né vers 220 en Espagne, à Huesca, une petite ville d'Aragon située aux pieds des Pyrénées.
Afin de compléter ses études humanistes et liturgiques, il est envoyé tout jeune encore dans la ville de Saragosse, où il fait la connaissance du futur pape Sixte II qui est enseignant dans l'un des plus importants centre d'études de l'époque.
Laurent s'impose par ses qualités humaines, sa force d'âme et son intelligence, et entre le maître et l'élève s'instaure au fil du temps communion et familiarité : l'amour qu'ils portent tous deux pour Rome, centre de la chrétienté, les amène à suivre un flux migratoire intense et à quitter l'Espagne.
Lorsque le 30 août de l'année 257 Sixte II devient pape, pour un pontificat qui doit durer moins d'un an, il nomme son ancien élève et ami Laurent premier des sept diacres de l'Eglise romaine. Il lui confie également les trésors de l'Eglise, trésors que ce dernier distribue aux pauvres.
Mais quand l'empereur Valérien prend en 258 un édit de persécution interdisant le culte chrétien, il est arrêté en même temps que le pape et les autres diacres qui sont immédiatement mis à mort. Il est épargné, car on espère qu'il va livrer les « Trésors de l'Eglise ». Voyant le pape marcher à la mort, Laurent pleure. Est-il donc indigne de donner sa vie pour le Christ ?
Sommé de livrer les richesses et les archives dont il est dépositaire, il demande trois jours de délai et revient avec une foule de pauvres et d'infirmes qu'il présente en disant : « Voilà les vrais trésors de l'Eglise...elle n'a point d'autres richesses ».
Mis en demeure d'offrir un sacrifice aux dieux païens, il refuse et il est mis alors à la torture sur un lit de fer en forme de gril. Il fut l'un des martyrs les plus célèbres de la chrétienté.
Dès l'époque de Constantin, au début du IVème siècle, on édifie sa basilique « hors les murs » de Rome. Au IVe siècle la fête de Saint-Laurent à Rome avait le même rang que celle des apôtres Pierre et Paul : 34 églises lui furent dédiées, chacune d'elles étant rattachée à l'un des épisodes de son martyr.
La liturgie de la messe de Laurent met en relief le ministère du diacre, servant à la fois le Christ, l'autel et les pauvres.
Le prénom de Laurent vient du latin « laurier » (laurus).

Cheminot

L'église Saint-Maurice se classe dans la catégorie dite "églises gothiques".
Le village de Cheminot, situé au bord de la Seille, était déjà connu à l'époque gallo-romaine sous le nom de villa caminetum (résidence au bord du chemin, littéralement, la voie romaine reliant Marseille à Cologne et passant par Metz).

Le christianisme a pénétré de bonne heure dans cette agglomération : Saint Maurice, patron de Cheminot, était un officier romain. Pour avoir refusé de persécuter les chrétiens, il fut exécuté avec ses soldats. Cet épisode est représenté en sculpture sur le tympan de l'église. Par la suite succéda une seigneurie comprenant en Austrasie les villages de Cheminot et Longeville, Eply, les Mesnils et Bouxières. Charlemagne y avait un palais.


C'est l'abbé Richer, gouverneur du monastère de Saint Arnould de 1208 à 1229, qui fit édifier l'église à cette époque de souveraineté épiscopale. La nef fut construite par la commune, conformément à la coutume. En 1214, l'évêque Conrad de Scharfeneck unit la cure de Cheminot à l'abbaye de Saint Arnould. La « cathédrale de la Seille », ainsi surnommée, fut achevée en 1229 et ouvrit dans le pays messin le printemps de l'art gothique. Bien des fois au cours des siècles cette église eut à souffrir de la guerre. Elle fut saccagée en 1308 par l'évêque Renaud de Bar. En 1404, le village fut brûlé par Philippe de Norroy et les Lorrains. Le 12 mai 1443, Sire Robert de Commercy, avec 2500 hommes, vint occuper Cheminot ; il fit plusieurs fois donner l'assaut à l'église. Ses hommes s'en emparèrent et brûlèrent la nef mais ne purent prendre la tour (le clocher) bien défendue par 16 hommes qui tuèrent 3 assiégeants. Le 13 septembre 1444, lors du siège de Metz par Charles VII, les troupes françaises occupèrent Cheminot, prirent l'église avec tout ce qu'elle renfermait. C'est ainsi que la nef fut reconstruite plus de quatre fois avant la dernière guerre.

L'église fut classée le 9 décembre 1888 monument historique. C'est le 11 novembre 1944 que l'artillerie et l'aviation américaines ont endommagé l'église en voulant libérer Cheminot depuis Longeville, elle, libérée depuis le 22 septembre (jour de la Saint Maurice). Cheminot ne sera libéré que le 20 décembre. Des mines posées à la base de deux piliers du transept nord sont à l'origine de la chute du clocher et d'une bonne partie du transept.

Les travaux de reconstruction de l'église ont commencé en février 1950 et les cloches ressonnèrent pour la première fois le 22 juin 1962. Le 14 avril 1964, on pose la statue de la « Vierge et l'Enfant » réalisée par Mougin. D'une hauteur de 2 mètres, elle pèse 850 kg. Le monument aux morts est l'œuvre du sculpteur ORuda qui s'inspira de la « Création d'Adam », fresque de Michel Ange, réalisée en 1512 à la Chapelle Sixtine.


           
    (données tirées du site Patrimoine et Nature en Lorraine)

SAINT-MAURICE Patron de la paroisse de CHEMINOT

En 286, Maximien fut appelé par l'empereur Dioclétien à partager son pouvoir impérial, et se rendit en Gaule. Son armée comprenait une
légion appelée thébéenne (habitants de Thèbes), corps auxiliaire de l'armée romaine, comprenant six mille soldats, où Maurice était officier.

En 289, dans le but d'exterminer les chrétiens, il fit venir cette légion d'Egypte dans la région d'Octodarus (aujourd'hui « Agaune », dans le Valais de la Suisse du sud) et leur ordonna de se sacrifier aux dieux païens avant le combat. Or ces légionnaires et leur chef s'étaient convertis, et même sous les armes n'oublièrent pas les préceptes de l'Evangile. Ils refusèrent donc d'obéir aux ordres impériaux, et furent tous exécutés.

Un siècle et demi plus tard (Vème siècle), l'évêque de Lyon, Eucher, rédigea le récit de leur martyre, selon la tradition orale, et en 515 l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune fut fondée par le futur roi burgonde Saint-Sigismond à l'emplacement d'un sanctuaire plus ancien abritant les reliques des martyrs, érigé par Théodore d'Octodure (fin du IVème siècle), premier évêque connu du Valais. C'est le plus ancien établissement monastique de l'Occident chrétien toujours en activité.

Dès le début du VIIIème siècle les reliques de Saint-Maurice et de ses compagnons de la légion thébéenne furent vénérées à Vienne (Isère), où les ordres monastiques fleurissaient alors, et dans le diocèse de Grenoble. A la fin du XIème siècle, SaintMaurice  devint le seul titulaire de la cathédrale de Vienne.

Sillegny

Cliquez pour agrandir l'imageCette église se classe dans la catégorie dite " 'églises fortifiées".

Possession de l'abbaye messine de Saint Pierre au XIème siècle, passée aux évêques de Metz au XIIème siècle, donnée en fief en 1246 à l'abbaye Sainte Marie de Metz, Sillegny était en 1307 le siège d'un archiprêtré regroupant treize localités.

L'église paroissiale, dédiée à Saint Martin est du XVème siècle, mais intègre une tour fortifiée des XIIème siècle et XIVème siècle, qui a pu avoir servi de donjon-refuge.

Elle abrite surtout un exceptionnel ensemble de peintures murales des XVème et XVIème siècles, vantées en 1909 par Maurice Barrès dans Colette Baudoche.

Ces peintures sont la raison principale du classement en 1881.

Comptant parmi les rares bâtiments rescapés d'un village sinistré à 95 % en 1944, l'édifice a été restauré entre 1946 et 1963.

(données tirées du site Patrimoine et Nature en Lorraine)



Les richesses picturales de l'église sont sur le
site de la Sixtine de la Seille

http://www.sixtinedelaseille.com/


Sixtine de la Seille

Saint Martin

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Évêque de Tours et apôtre des Gaules

Patron des paroisses de Sillegny de Marieulles et de Goin

Martin est né en 317 à Sabarie, colonie romaine de Hongrie. Son père, qui est un tribun de l'armée romaine et a le commandement d'une légion, est nommé à Pavie (Italie). Depuis quelques années l'empereur Constantin a établi la liberté du culte religieux par l'Edit de Milan, signé en 313. Dès son enfance Martin désire recevoir le baptême, mais le contexte militaire et païen de sa famille ne le lui permet pas.
Contraint à s'engager dans l'armée romaine dans laquelle il restera vingt ans, il continue néanmoins à nourrir son désir de conversion au christianisme.
Il entre dans le corps d'élite de la Garde Impériale à cheval et est nommé officier à Amiens. Soldat de l'empereur, mais déjà apôtre non-violent du Christ, il sait faire de sa vie militaire un itinéraire exemplaire où il pratique une charité active et un esprit de pauvreté, qui sont depuis toujours symbolisés par le partage de son manteau avec un mendiant lors d'une patrouille de contrôle. Il est au service d'une vocation qui va le conduire au baptême.
En 356 on le libère de ses obligations militaires et il rejoint Hilaire, évêque de Poitiers, mais bientôt il se trouve mêlé aux querelles liées à l'arianisme qui divisent les chrétiens, les Ariens niant la divinité du Christ. Hilaire est destitué, et Martin rejoint sa famille en Illyrie (Croatie). Condamné et chassé, il se réfugie dans une île de la Méditerranée où il vit en ermite pendant trois ans. En 360 les Ariens perdent leur influence et Hilaire retrouve l'évêché de Poitiers. Martin le rejoint alors et fonde Ligugé, le premier monastère de la Gaule. Sa renommée est telle qu'il est nommé, contre son gré, évêque de Tours par la population. Il accepte, mais il continue de mener une vie austère au second monastère qu'il a fondé à Marmoutier, près de
Tours. De là, il rayonne avec ses disciples dans les campagnes, provoque la conversion des communautés paysannes et fait fermer les temples païens. Il meurt à Candes en 397 dans l'exercice de sa mission.
Père du monachisme occidental, évangélisateur des campagnes, fondateur des paroisses, "l'apôtre des Gaules" eut sur la chrétienté naissante une influence décisive.
Le récit de sa vie par l'historien Sulpice Sévère lui attribue d'innombrables miracles, en particulier des guérisons.
Dans des circonstances exceptionnelles par leur nouveauté, Martin fut un innovateur qui a vécu de façon très radicale la pauvreté évangélique et l'abandon à la Providence.
Fêté le 11 novembre, Saint Martin est le patron des moines d'Occident et des paroisses.

Actuellement, plus de 4000 églises lui sont dédiées, et 400 communes portent son nom.::

La paroisse Saint Rémy regroupe les communes de Pournoy-la-Chétive et de Coin-sur-Seille. L'église, construite peu avant la Révolution française, est démolie lors des bombardements de 1944. L'édifice est reconstruit et inauguré le 1er octobre 1961, jour de la fête patronale. Cette halle de vaisseau charpentée de cinq travées, flanquée d'une tour contre la façade latérale gauche, est l'œuvre de l'architecte Madelin. Neuf vitraux ont été créés par l'atelier de Pierre Kopp en 1958 et fabriqués par l'entreprise Simminger de Metz.

Saint Rémy est le saint patron de l'église de Pournoy-la-Chétive

(sources : les habitants de Cuvry, Coin-les-Cuvry, Pournoy-la-Chétive, Coin-sur-Seille de 1676 à 1934, club de généalogie La Louvière de Marly - publication RL du dimanche 13 février 2011).

Saint Rémi

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Évêque de Reims et apôtre des Francs

Saint-Rémi naît à Laon en 437 dans une grande famille chrétienne, et reçoit une solide instruction. Alors que l'empire romain s'effrite et que les tribus barbares envahissent la Gaule depuis 406, à l'âge de 22 ans Rémi est appelé par acclamation unanime du clergé et du peuple sur le siège épiscopal et devient le XVe évêque de Reims. Pour combattre l'arianisme (qui ne reconnaît pas la divinité du Christ), très répandu chez les Barbares, et rétablir les évêchés dans une province ravagée par les guerres, il fallait un homme d'exception. Orateur brillant et proche du peuple, il possède les qualités de pasteur, de diplomate et d'administrateur requises dans une époque de mutation politique et de troubles, et devient médiateur auprès des Barbares.

Le chef franc, Clovis, prend le pouvoir en 481 et Reims fait partie du royaume franc en 486. Clovis, bien que païen, est impressionné par l'autorité spirituelle de Rémi. C'est en 491 qu'il épouse la nièce des deux rois burgondes, Clotilde. Elle est chrétienne et fera tout pour amener son époux à la conversion, mais ce n'est qu'après la bataille de Tolbiac (en 496) contre les Alamans que Clovis songe à devenir chrétien, suite à un vœu prononcé sur le champ de bataille au dieu de Clotilde, auquel il attribue sa victoire face à l'ennemi, alors que son armée était sur le point d'être décimée.

Il se fait baptiser par Rémi en l'église de Reims le 25 décembre 496, baptême qui le conduit à une adhésion profonde et définitive au christianisme. Dès lors, l'évêque Rémi devient le premier lien solide entre le pouvoir politique des Francs et l'Église, ce qui lui permet d'envoyer des missionnaires évangéliser les Francs dans toute la Gaule et lutter contre l'arianisme des Wisigoths.

Saint-Rémi, pivot de l'Église chrétienne au début des temps mérovingiens, conseiller de Clovis, fils de Ste-Céline et ami de Ste-Geneviève de Paris, mourra en l'an 533, à l'âge de 96 ans. Il est fêté le 15 janvier.

Pommérieux

Eglise Saint-Luc

SAINT-LUC



Evangéliste (1er siècle)
Saint-patron de la paroisse de POMMÉRIEUX


Né à Antioche (Syrie), Luc est un médecin grec de famille noble et païenne. Sa conversion au christianisme se fait suite à sa rencontre avec Paul de Tarse dont il devient le principal disciple et qu'il accompagne pendant 16 ans dans ses voyages missionnaires, principalement dans ses 2ème et 3ème missions, à travers l'Asie Mineure, la Grèce, la Méditerranée, et enfin Rome où Paul mourra en martyre en 67. Il se fait alors l'historien des débuts de l'Eglise. Luc veut montrer que l'histoire de Jésus et celle de l'Eglise constituent l'accomplissement des promesses de l'Ancien Testament.

Homme cultivé, soucieux de la vérité historique de ses écrits, il est l'auteur du troisième Evangile et des Actes des Apôtres, reliés par Jérusalem. On trouve dans ses textes de nombreux détails relatifs aux maladies de ceux qui approchent Jésus pour être guéris. Médecin des corps, il s'intéresse alors à la médecine des âmes. Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté de Jésus : l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui : « Il est le scribe de la miséricorde du Christ ».

Son évangile commence à la naissance du précurseur du Christ, Jean le Baptiste, lorsque son père Zacharie offre un sacrifice à Dieu. C'est pourquoi il est représenté par le taureau, animal sacrificiel, mais aussi symbole de sa puissance de travail. Luc mentionne les œuvres de Dieu lors de la construction de son Eglise et les événements et miracles dont il fut le témoin. Son travail est celui d'un historien. Il est allé aux sources et aux documents originaux, comme lui-même l'affirme avec insistance. Luc a interrogé « les témoins occulaires et les serviteurs de la Parole », ceux de la première génération qui ont connu Jésus, et avant tout Jean l'Apôtre, et même Marie (encore en vie), ainsi que toute l'église de Jérusalem, héritière de la pensée et de la mémoire de Jésus le Nazaréen.

Il raconte la naissance et l'enfance de Jésus en donnant une place particulièrement importante à Marie, qui est le premier témoin de l'Amour de Dieu. Luc fut également peintre et iconographe de la Vierge Marie. Son évangile, après celui de Marc et de Mathieu, fait partie des évangiles synoptiques, et est le plus long de trois. Enfin, comme chez St-Paul, et dans les Actes des Apôtres (suite de l'Evangile) l'Esprit-Saint occupe une place de premier plan, que seul Luc souligne.

Après la mort de Paul, il retournera évangéliser la Macédoine, et mourra en Béotie à l'âge de 84 ans.

Saint-Luc nous a laissés, avec St-Paul, la plus grande contribution au
Nouveau Testament. Chez lui, tout rappelle l'Amour et la Vie,
dans une ferveur et une allégresse spirituelle qui touchent.

Son nom en grec signifie « pur », et il est fêté le 18 octobre.
Il est le patron des médecins et des peintres

Chapelle de Vezon

Cliquez pour agrandir l'imageLa seigneurie de Vezon fut la propriété de l'Abbaye de Saint Clément de Metz de 1205 à 1790, date à laquelle elle fut vendue à des particuliers comme « biens nationaux ».

La construction de la chapelle fut probablement commencée à la fin du XVème siècle et terminée au début du XVIème siècle, par les moines de Saint Clément. Une certitude : la consécration de l'autel le 3 novembre 1538, en l'honneur de Saint Léonard, par Cuny de Rosières, abbé des monastères de Clairlieu (près de Nancy) et de Villers Brettnach (près de Vigy) ; ces renseignements viennent d'un parchemin qui a été découvert dans l'excavation sépulcrale de l'ancien autel en pierre lorsque celui-ci fut découpé et enlevé, au moment des travaux de rénovation de la chapelle en 1908. Ce document était enfermé avec des reliques dans un gobelet en étain. Ce gobelet, sans les reliques, mais avec le parchemin rédigé en latin, a été déposé en 1911 au musée épiscopal de Metz. La dernière guerre, malheureusement, a dispersé les richesses de ce musée.
En 1908, la chapelle fut rénovée et il lui fut accolée une sacristie. Dans la nef, trois fenêtres, sur le même modèle que les anciennes, ont été percées, donnant plus de clarté à l'ensemble. Un grand autel en métal, venant d'une paroisse de Montigny, remplaça l'ancien.

Par suite d'un glissement de terrain, et pour éviter un affaissement du clocher, en 1994 la sacristie dut être démolie.

Les reliques trouvées dans l'excavation sépulcrale de l'ancien autel ont été placées dans un reliquaire conservé dans l'église de Marieulles.

Saint Léonard, patron de la chapelle, était ermite en Limousin. Il serait né au début du VIème siècle. Clovis aurait été son parrain. Disciple de Saint Rémi de Reims, il aurait fondé le monastère de Noblat, là où se situe la petite ville de Saint Léonard de Noblat, à 22 km à l'est de Limoges. Une admirable église romane fut construite vers 1100 sur l'emplacement de la tombe du Saint.

Saint Léonard, fêté le 6 novembre, était surtout invoqué pour la libération des prisonniers (d'où la chaîne qui orne sa statue, dans cette chapelle à droite) et par les femmes enceintes qui venaient à la fontaine de la « Pchote » (à 100 m de la chapelle, vers Féy) boire de l'eau ferrugineuse et ensuite à la chapelle prier Saint Léonard.

Parmi les autres statues de la chapelle, Saint Maurice (soldat), et Saint Vincent (patron des vignerons).

En 1736, une cloche de la chapelle avait comme parrain un prieur de l'abbaye de Saint Clément. L'actuelle note « ré » a été mise en place en 1922. Elle porte l'inscription suivante :

Je m'appelle Jeanne d'Arc
Offerte par les habitants de Vezon
Je viens remplacer ma sœur enlevée par les Allemands en 1918
J'ai eu pour parrain Roger Lemoine
Pour marraine Marie-Louise Jaspard
J'ai été bénie par Monsieur l'abbé Losson, curé de Marieulles en 1922

Bibliographie :
Albert HAEFELI, Les clochers fortifiés du Pays Messin, tome I, pages 48 à 55.


SAINT-LEONARD, ermite (VIème siècle)


Léonard est un noble franc, qui fut converti au christianisme par Saint-Rémi en 496, en même temps que Clovis. Il appartint dès lors à la cour de Clovis, et Rémi en fit un clerc de l'Eglise.
Léonard demanda à Clovis le droit de visiter, et éventuellement de libérer, les prisonniers qu'il jugerait dignes de l'être, ce qui lui fut accordé.

Ayant refusé l'épiscopat et quitté la cour, il passa quelque temps à Orléans, près de Saint Mesmin, abbé de Mici, pour se former aux règles de la vie monastique, puis traversa le Berry, où il prêcha la foi à des populations encore païennes. De là il se rendit en Aquitaine et y chercha un lieu solitaire pour prier,  lieu qu'il trouva dans une forêt près de Limoges, où il devint ermite.

Il pria pour que l'épouse du roi des Francs mit au monde un enfant mâle, et suite à cette naissance reçut en récompense des terres à Nobiliacum (Noblat), où il fonda une abbaye.
Les prisonniers qu'il avait libérés le rejoignirent, défrichèrent les lieux, les cultivèrent, et c'est ainsi que naquit aux alentours un village qui fut nommé en son honneur Saint-Léonard de Noblat.

L'abbaye de Noblat devint une étape importante sur le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, et le culte de Saint Léonard se répandit dans tout l'ouest de l'Europe, en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Suisse, et jusqu'en Pologne. Les fidèles demandaient son intercession pour la libération des prisonniers, la délivrance des femmes en couches et les maladies du bétail.


Il est fêté le 6 novembre, et est le patron des prisonniers.

Chapelle de Coin sur Seille

Le village de Coin-Sur-Seille n'a pas d'église. En revanche, il est doté d'une chapelle castrale. Celle-ci est située dans le parc appartenant à la famille De Curel, là où était bâti l'ancien Château, démoli partiellement lors de la seconde guerre mondiale. Elle accueille les fidèles une fois l'an en l'honneur de Saint Laurent, patron du village.
La chapelle castrale de Saint Laurent a été fondée en 1688 et détruite en 1778 par ordre de messire Jean-Jacques Louis Emmanuel, comte de Gournay, seigneur de Coin-Sur Seille. Elle n'a été rétablie qu'en 1872.
Elle est de style "néo-gothique" et comporte trois fenêtres sur la droite de la nef et deux sur la gauche.
Propriété privée, elle n'est pas accessible en dehors de l'office annuel.

Saint laurent, diacre et martyr Saint patron des paroisses de MARDIGNY et de COIN-SUR-SEILLE (Coin-sur-Seille fait partie de la paroisse de Pournoy-la-Chétive)

Laurent est né vers 220 en Espagne, à Huesca, une petite ville d'Aragon située
aux pieds des Pyrénées.
Afin de compléter ses études humanistes et liturgiques, il est envoyé tout jeune
encore dans la ville de Saragosse, où il fait la connaissance du futur pape Sixte II
qui est enseignant dans l'un des plus importants centre d'études de l'époque.
Laurent s'impose par ses qualités humaines, sa force d'âme et son intelligence, et
entre le maître et l'élève s'instaure au fil du temps communion et familiarité :
l'amour qu'ils portent tous deux pour Rome, centre de la chrétienté, les amène à
suivre un flux migratoire intense et à quitter l'Espagne.
Lorsque le 30 août de l'année 257 Sixte II devient pape, pour un pontificat qui
doit durer moins d'un an, il nomme son ancien élève et ami Laurent premier des
sept diacres de l'Eglise romaine. Il lui confie également les trésors de l'Eglise,
trésors que ce dernier distribue aux pauvres.
Mais quand l'empereur Valérien prend en 258 un édit de persécution
interdisant le culte chrétien, il est arrêté en même temps que le pape et les autres
diacres qui sont immédiatement mis à mort. Il est épargné, car on espère qu'il va
livrer les « Trésors de l'Eglise ». Voyant le pape marcher à la mort, Laurent
pleure. Est-il donc indigne de donner sa vie pour le Christ ?
Sommé de livrer les richesses et les archives dont il est dépositaire, il demande
trois jours de délai et revient avec une foule de pauvres et d'infirmes qu'il présente
en disant : « Voilà les vrais trésors de l'Eglise...elle n'a point d'autres richesses ».
Mis en demeure d'offrir un sacrifice aux dieux païens, il refuse et il est mis alors à
la torture sur un lit de fer en forme de gril. Il fut l'un des martyrs les plus célèbres
de la chrétienté.
Dès l'époque de Constantin, au début du IVème siècle, on édifie sa basilique
« hors les murs » de Rome. Au IVe siècle la fête de Saint-Laurent à Rome avait le
même rang que celle des apôtres Pierre et Paul : 34 églises lui furent dédiées,
chacune d'elles étant rattachée à l'un des épisodes de son martyr.
La liturgie de la messe de Laurent met en relief le ministère du diacre,
servant à la fois le Christ, l'autel et les pauvres.
Le prénom de Laurent vient du latin « laurier » (laurus).

Chapelle de Lorry et Mardigny



Chapelle Notre-Dame de la Salette

On trouve cette chapelle "néo-gothique" sur la route entre Lorry et Mardigny au lieu-dit « Entre deux bans ».

Elle a été construite en 1881 par la famille de Berthelin, descendante de la famille de Chazelles, les seigneurs de Lorry au XVIIIe siècle, pour répondre à un voeu.

Elle est dédiée à Notre-Dame de la Salette et s'inscrit ainsi dans un mouvement de constructions relais du grand pèlerinage français de la Salette-Fallavaux (Isère - apparition de la Vierge en 1846) qui ne commence en Lorraine qu'après 1880. On pourra remarquer que Lorry-Mardigny est alors allemand depuis une décennie à la suite de l'Annexion allemande de l'Alsace-Lorraine en 1871.

Cette chapelle, rappel d'un pèlerinage célèbre en France, se trouvait aussi sur le chemin des habitants de Lorry se rendant au pèlerinage de Notre-Dame du Froidmont à Bouxières-sous-Froidmont, commune voisine en Meurthe-et-Moselle ; ce pèlerinage fut suivi jusqu'au début des années 1960.

Ce bâtiment est constitué d'une petite nef sous croisée d'ogives de plan proche du carré et d'un choeur semi-hexagonal. Murs et voûtes sont entièrement peints.

La chapelle a été restaurée grâce à la générosité et au bénévolat des habitants de la commune en 1982.

(données issues du site de Lorry-Mardigny-Patrimoine)

Chapelle de loiville

Cette chapelle est située dans les bois juste à la limite des bans de Sillegny et de Coin sur Seille
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